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Promotion de la santé

Prévention

« Mieux vaut prévenir que guérir !»

La prévention a une place capitale en médecine générale.  En effet, nos patients peuvent bénéficier de différents tests préventifs afin de diagnostiquer les maladies au plus vite.  Nous pouvons donc très rapidement les traiter et parfois même avant l’apparition de symptômes. 

Pour nos patients de 45 à 75 ans, il existe depuis 2011 le DMG+.  Votre médecin parcourt avec vous, sur base d’une check-list, les mesures de prévention qui pourraient être utiles.  N’hésitez pas à vous renseigner.

Pour nos patients ne faisant pas partie de cette classe d’âge, nous organisons aussi des campagnes de prévention via l’affichage en salle d’attente, en consultation, par courrier ou via notre journal. Ces campagnes de prévention traitent : le dépistage de certains cancers, la vaccination, le dépistage des maladies cardiovasculaires, …)

Chaque trimestre, nous organisons différentes campagnes de sensibilisation. Celles-ci permettent de mettre à jour votre dossier médical, de tenir à jour vos vaccinations ou vous expliquer les différents dépistages du cancer à effectuer suivant votre âge par exemple. Ces campagnes sont primordiales pour le suivi de votre dossier global.

Voici quelques explications sur nos différentes campagnes et le calendrier de vos vaccinations :

- Dépistage du cancer 

Le but du dépistage du cancer est de détecter des cancers asymptomatiques (les patients ne se plaignent de rien).  Plutôt le cancer est détecté, plus les chances de guérison seront meilleures.

  • Le cancer du sein :

Le cancer du sein se dépiste via une mammographie pour toutes les femmes dès l'âge de 40 ans. Cette mammographie se réalise tous les ans de 40 à 50 ans.

A partir de 50 ans, elle se réalise tous les 2 ans. Les responsables politiques de la santé ont mis en place un programme de dépistage du cancer du sein par mammographie. La mammographie réalisée dans le cadre de ce programme s’appelle dorénavant « mammotest ».  Toutes les femmes âgées de 50 à 69 ans sont invitées à pratiquer, gratuitement, un dépistage du cancer du sein !  Ce dépistage se réalise dans les centres de références.

Plus d’informations sur: www.lemammotest.be

  • Le cancer du col de l’utérus :

Le dépistage du cancer du col de l’utérus  se réalise chez toutes les femmes dès les premiers rapports sexuels.   Il se réalise par un frottis du col chez son médecin traitant ou chez son gynécologue.  Il doit être réalisé tous les trois ans même s’il n’y a pas de symptômes.  Il est occasionné par un virus.  Depuis peu,  un vaccin existe et est recommandé chez toutes les jeunes filles de 12 à 18 ans inclus.   Il se réalise par 3 doses sur 6 mois.  Les personnes vaccinées devront toujours être surveillé par un frottis du col. www.cancer.be/cancer-du-col-de-luterus

  • Le cancer du colon :

Le cancer du colon se dépiste gratuitement tous les deux ans par une analyse du sang dans les selles.  Toutes les femmes et hommes de 50 à 75 ans sont concernés.   Si vous avez des facteurs de risque ou des antécédents, la colonoscopie sera recommandée.  N’hésitez pas à demander à votre médecin traitant le kit gratuit, que vous effectuez à domicile en toute discrétion.

Plus d’informations sur: www.cancerintestin.be




- La vaccination : 

La vaccination permet de lutter contre certaines maladies en stimulant les défenses immunitaires de l’organisme contre ces maladies. Si l’individu vacciné est exposé au microbe, ses défenses immunitaire déjà activées par le vaccin, pourront le rendre inoffensif avant même que la maladie se développe.


  •  Le vaccin du tétanos

Le tétanos est une maladie infectieuse transmise lors de la contamination d’une plaie par une bactérie appelée : Clostridium tetani.

Celle-ci peut entraîner des contractures musculaires caractéristiques, des spasmes et des convulsions.  Elle peut dans certains cas être fatale.

On retrouve cette bactérie dans les objets rouillés, les détritus de rue, la terre, les excréments et la poussière.  Il faut être particulièrement vigilant lorsqu’on se blesse.

S’assurer que le blessé est bien vacciné.

Le vaccin du tétanos doit avoir une dose de rappel tous les 10 ans à tout âge. Tout le monde est concerné de 0 à 99 ans!!

Ce vaccin est délivré sous ordonnance à demander à votre médecin traitant.  Après l’avoir acheté à la pharmacie, vous le gardez au frigo et vous prenez rendez-vous chez notre infirmière.


  • Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus :

    Dans une immense majorité des cas, le cancer du col de l’utérus est provoqué par un virus sexuellement transmissible : le papillomavirus (HPV)

    Le plus souvent, l’infection s’élimine spontanément. Cependant, dans une minorité de cas, une infection chronique persiste avec le risque de créer des lésions au niveau du col. Elle peut donc entrainer progressivement des lésions précancéreuses et en l’absence de traitement, un cancer. L’ensemble de ce processus prend généralement une dizaine d’années ou plus.

    En Belgique, on compte encore plus de 700 cas de cancer du col par an.

    En Belgique, la vaccination est recommandée par le Conseil Supérieur de la Santé chez toutes les jeunes filles à partir de 12 ans, avant que les adolescentes débutent leur vie sexuelle.

    Il existe deux vaccins préventifs. L’un (Cervarix®) protège contre les HPV responsables de plus de 70% des cancers du col.  L’autre (Gardasil®) protège en plus contre les HPV responsables de la majorité des verrues génitales.

    Depuis septembre 2011, la vaccination est proposée gratuitement dans le cadre de la médecine scolaire aux jeunes filles qui fréquentent la 2ème année de l'enseignement secondaire (ou la 1ère S ou la 1ère Différenciée ou qui sont âgées de 13-14 ans en enseignement spécialisé).  Avertis par courrier, les parents ont le choix : le vaccin peut être obtenu gratuitement dans le cadre scolaire.

    Pour les autres jeunes filles de 12 à 18 ans, un remboursement est prévu si l'administration de la première dose du vaccin se fait avant les 19 ans.  Certaines mutuelles proposent des prises en charge plus étendues encore. Renseignez-vous.

    En dessous de 15 ans (Cervarix®) : 2 doses de vaccin à 6 mois d’intervalle

    En dessous de 14 ans (Gardasil ®) : 2 doses de vaccin à 6 mois d’intervalle

    Pour les patientes plus âgées, la vaccination consiste en 3 injections intramusculaires. Les 3 doses doivent en préférence être administrées en moins d’un an. Une prescription est nécessaire pour aller chercher le vaccin et ensuite il faut le mettre au frigo.  La prescription peut être demandé à l’accueil et sera disponible 48 heures après la demande.  Le vaccin pourra être réalisé sur rendez-vous chez l’infirmière.

    La grande majorité des décès par cancer du col peuvent être évités par un dépistage préventif régulier : le frottis est recommandé tous les trois ans chez les femmes de 25 à 65 ans.  Cette mesure préventive est essentielle, même chez les jeunes femmes qui ont été vaccinées.


  • Le vaccin de la coqueluche :

    La coqueluche est une maladie infectieuse  qui s’attaque à la gorge et aux poumons.  Elle est grave chez les enfants de moins de 1 an.  Elle est causée par une bactérie.  Elle se transmet par des gouttelettes infectées (toux, éternuement).  Elle se présente au début comme un simple rhume.  Après 10 à 15 jours, les accès de toux s’accentuent et s’accompagnent d’une inspiration sifflante avec vomissements et haut le cœur.

    Elle peut être responsable chez les nouveaux nés et les bébés de lésions aux poumons, de convulsions, d’hémorragies cérébrales et oculaires à la suite de quintes sévères.  Elle est traitée par antibiotiques. 

    On observe une augmentation de cette maladie partout dans le monde.  Cette tendance est également observée en Belgique.  De très jeunes enfants sont hospitalisés en raison de cette infection et malheureusement de rares décès .surviennent encore de nos jours dans notre pays.  Il est donc important de suivre correctement les recommandations de vaccination contre la coqueluche :

    -       Vaccination des nourrissons dès l’âge de 8 semaines

    -       Rappel à 5-7 ans

    -       Rappel à 14-16 ans

          -       Vaccination des futurs ou jeunes parents

  • Le vaccin de la grippe :

Le seul moyen de se protéger contre la grippe est la vaccination.  Chaque année, un nouveau vaccin est préparé puis distribué, comprenant les souches prédominantes prévisibles pour l’hiver à venir.  La campagne de vaccination débute à la Maison Médicale à partir du mois d’octobre jusque fin novembre. 

La vaccination est vivement conseillée pour les personnes :

  • Agées de plus de 65 ans
  • De moins de 65 ans appartenant aux groupes à risque suivants :
    • Les personnes qui souffrent d’une affection au rein ou du foie
    • Les personnes atteintes d’une affection pulmonaire chronique (BPCO, asthme)
    • Les personnes diabétiques
    • Les personnes présentant des problèmes cardiaques (excepté l’hypertension)
    • Les personnes immunodéprimées
    • Les personnes séjournant en institution
    • Les personnes travaillant dans le secteur médical
    • Les femmes enceintes de plus de 3 mois

Il est important de signaler que le vaccin protège contre la grippe « influenza » mais pas contre les rhumes, les refroidissements, les bronchites, ….

La campagne de vaccination permet de limiter fortement :

·         La mortalité due à la grippe

·         Les complications liées à la grippe

·         Les risques d’épidémies

Le vaccin s’achète en pharmacie et se conserve au frigo.  Ensuite, nous vous invitons à prendre rendez-vous au dispensaire chez l’infirmière.

 

  •  Le vaccin du pneumocoque :

Le pneumocoque est une bactérie responsable de pneumonie, otite, sinusite, méningite, septicémie et d’exacerbations aigues d’affections pulmonaires chroniques obstructives.

La population la plus touchée est celle de plus de 65 ans et chez les patients présentant une maladie chronique.

La mortalité due à la bactérie s’élève à 20% chez les 65 ans et 40% chez les plus de 85 ans.

La résistance du pneumocoque aux antibiotiques continue d’augmenter.

Pour toutes ces raisons, il est recommandé de vacciner toutes les personnes :

  • Agées de plus de 65 ans.
  • Présentant :
    • une insuffisance cardiaque
    • une bronchite chronique (BPCO)
    • un alcoolisme
    • une cirrhose du foie
    • une insuffisance rénale chronique
  • N’ayant plus de rate suite à une opération.
  • Immunodéprimées.

Ce vaccin s’achète en pharmacie et se conserve au frigo.  Nous invitons les personnes concernées à se procurer leur ordonnance à l’accueil et à prendre rendez-vous au dispensaire chez l’infirmière.


  •          Les autres vaccins :

Pour plus d’informations sur les autres vaccins, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou à consulter le site internet www.vaccination–info.be


Santé communautaire

La santé communautaire... Mais qu’est ce que c’est ?
La « santé comm », c’est partir des besoins de la communauté, de la population, des habitants du quartier, pour connaitre les besoins, les problématiques de santé, les questions ou soucis récurrents. C’est utiliser les ressources, les talents, mais aussi les envies, l’investissement de temps, l’énergie des gens eux-mêmes, pour souligner les problématiques et tenter d’y répondre, par la mise en place de projets, d’activités, de rencontres,…

La santé comm, c’est un des ciments de notre Maison Médicale : l’envie de travailler ensemble, non seulement pour vous, mais avec vous !
Concrètement ici, à la Maison Médicale, la santé communautaire, ce sont des marches organisées chaque mois, un cours de gym organisé chaque semaine par les kinés, des activités de promotion à la santé : importance du brossage des dents, activité sur le tri des déchets, réunion d’informations sur le depistage du cancer,…), des liens et des contacts avec les associations du quartier. C’est aussi notre petit journal. Mais ce sont aussi des rêves en suspens, des envies et des idées qui nous viennent, qui vous viennent.

Bref, la santé communautaire, c’est ce que nous décidons ensemble d’en faire. Et surtout, c’est être convaincu que pour faire bouger les choses, on est plus fort ensemble que chacun tout seul, et c’est croire que la santé, c’est aussi, et surtout une affaire commune, de tous et de chacun en particulier.

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